Premier assaut 2017

La grêle fait des dégâts en Beaujolais, Bourgogne et à Cognac

Mercredi 12 juillet 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

La grêle est tombée à nouveau sur les parcelles de la zone des crus. Comme l'an dernier.La grêle est tombée à nouveau sur les parcelles de la zone des crus. Comme l'an dernier. - crédit photo : Domaine La Bruyère
La météo, instable depuis quelques jours, a provoqué ses premiers dégâts de grêle de 2017. La grêle a frappé Cognac le 9 juillet. Les crus du beaujolais et le Sud Bourgogne ont été touché le 10 juillet.

Depuis plusieurs jours, le vignoble croisait les doigts tant la météo était instable. Malheureusement, les pressentiments se sont finalement concrétisés. Les grêlons ont frappé en Beaujolais et à Cognac. Dans la première région, c’est un véritable drame. Le couloir de grêle s’étend sur l’aire d’appellation de certains crus (Morgon, Régnié, Chiroubles, Fleurie) et suit l’exact couloir qui avait connu la grêle par deux fois l’an dernier. « Il est difficile d’évaluer les dégâts pour le moment » reconnaît Dominique Piron, président d’Inter Beaujolais. La grêle est tombée le 10 juillet en fin de journée. Le président rapporte, « les grêlons étaient de taille réduite, ce qui laisse penser que la protection anti-grêle plutôt bien fonctionné ». Mais, les dégâts sont tout de même très marqués : la grêle s’est doublée d’une mini-tornade de quelques minutes. « Cela a provoqué un sablage des vignes » explique Dominique Piron. Le résultat est désolant, comme l’ont montré les nombreuses photos qui circulent sur les réseaux sociaux.

Double peine à Cognac

A Cognac, entre 300 et 400 hectares sont touchés par la grêle du 10 juillet, à des degrés d’intensité variable, certaines zones ayant reçu des grêlons mêlés de pluies, d’autres secteurs ayant connu uniquement la grêle. "Au moins 100 hectares présentent plus de 50 % de dégâts sur grappes. Cet épisode concerne les communes de Saint Sulpice de Cognac, Cherves Richemont, Javrezac, Cognac et Triac-Lautrait" précise la Chambre d'agriculture de Charente et Charente-Maritime.  La zone correspond « au cœur de la zone touchée par le gel en avril » se désole Alexandre Imbert, directeur de l’UGVC. C’est donc une double peine que ces vignerons vivent cette année avec des perspectives de récolte amoindries drastiquement.

Après un accident de grêle l’an dernier qui a laissé des traces, l’heure est à une certaine fatalité. « Il va falloir que le vignoble s’assure » se résigne Alexandre Imbert. À l’heure actuelle, un peu moins de 30 % des viticulteurs du Cognaçais a assuré ses vignes. Pour développer l’assurance, l’UGVC a réalisé un cahier des charges précis des attentes des viticulteurs en la matière. Celui-ci sera présenté durant l’été aux principales compagnies d’assurance pour parvenir à négocier un produit spécifique au Cognaçais. « Nous parvenons ainsi à des produits avec des franchises à 10 % et uniquement sur les accidents climatiques que nous vivons à Cognac, à savoir le gel et la grêle et non la sécheresse » se satisfait Alexandre Imbert. Restera ensuite à faire en sorte que les vignerons signent les contrats…

Le Sud Bourgogne également touché

L'orage qui a provoqué des dégâts en Beaujolais a également frappé dans le Sud de la Bourgogne dans le macônnais. Entre 500 et 1000 hectares ont été impactés à des degrés très divers d'intensité, allant de quelques dégâts à des zones entièrement ravagées, indique la chambre d'agriculture de Saône-et-Loire. Ce 12 juillet, la situation reste assez floue. La zone grêlée était bien couverte par un dispositif anti-grêle mais on ne pouvait confirmer l'allumage de tous les générateurs anti-grêle. De même, la chambre d'agriculture est en attente des résultats d'expertise donnés par les grêlimètres qui pourront préciser la taille des grêlons, leur vitesse de chute et leur densité au mètre carré.

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